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œuvre du musée

Statue d'ébrasement : Saint militaire (saint Théodore ?)

Numéro d'inventaire

MOU.00035

Situation

Exposé

Statut

Propriété de l’État, Cité de l’architecture et du patrimoine, musée des Monuments français

Auteur(s)

Auteur(s) de l'œuvre du musée

Datation

1880

Un mémoire récapitulatif de 1882 (AMN, 5HH11-1) mentionne "l'estampage d'un chevalier de la [illisible]" pour 400 francs et "l'estampage du pilier de Saint-Théodore" pour 1070 francs. Ces mentions font peut être référence à ce moulage.

Description

Dénomination

Description du décor

Un saint guerrier. Saint Théodore ? ou Roland ?
Vêtu d'une cotte d'arme, une épée à la ceinture, il tient de la main droite, une lance à gonfanon et s'appuie sur un écu timbré d'une croix fleurdelysée, cantonnée de quatre fleurs de lys.
Cette statue est portée par une colonne torse ornée de feuillages, surmonté d'un socle présentant la scène suivante : au centre, une colonne supporte une idole grimaçante ; à gauche, un roi couronné tient une épée aujourd'hui brisée ; il lève la main droite, brisée aussi, vers l'idole. Il met un genou en terre. De l'autre côté, un chevalier, tête nue, vêtu d'une cotte de mailles, est agenouillé ; il tend également le bras droit, amputé, vers l'idole. La scène se déroule au milieu de branches garnies de feuillage.
Peut-être s'agit-il de la trahison de Ganelon ?

Matières

  • Plâtre
  • Patiné

Dimensions

Prof. : 82 cm

H : 575 cm; l : 80 cm

œuvre de référence

SStatue d'ébrasement : saint militaire (saint Théodore ?)

Datation

1230-1235

Emplacement dans l'édifice

Transept sud, portail gauche, ébrasement gauche

Edifice de référence

Chartres - Cathédrale Notre-Dame

Localisation

Chartres, Eure-et-Loir, Centre, France

Précisions sur l'historique
Notice issue de la base mérimée : "La cathédrale actuelle a été construite sur l'emplacement des édifices successifs antérieurs après l'incendie de 1194 qui la détruisit presque entièrement. Furent cependant épargnées la crypte, les deux tours et la façade occidentales. La mention d'un premier évêque, Valentin, dans la seconde moitié du 4e siècle prouve l'existence d'une église. Elle est citée pour la première fois en 743 après sa destruction par les Wisigoths, déjà dédiée à la Vierge Marie. Détruite et reconstruite à plusieurs reprises lors des différentes invasions (858 et 962) , en particulier par l'architecte Teudon (mort avant 1028) qui refait la façade et la toiture avant l'incendie de 962, elle reste toutefois un édifice modeste. L'évêque Fulbert, grand intellectuel de son temps et figure marquante de la cathédrale, lui donne son essor après l'incendie du 7 septembre 1020. Seule la crypte (dite de Saint-Lubin) de cet édifice construit par l'architecte Bérenger (mort vers 1050) enserrée depuis dans une seconde crypte à chapelles rayonnantes, a été conservée : plus grande et affectant la forme d'un U, elle est terminée en 1024. L'église haute de dimensions considérables est dédicacée en 1037 après la mort de Fulbert. Un nouvel incendie en 1134 détruit une partie de la ville mais endommage peu la cathédrale. Peu après, une tour indépendante pourvue d'un clocher en bois est élevée au nord-ouest puis la façade occidentale avec le portail Royal surmonté de trois verrières entre 1142 et 1150 devant l'église de Fulbert ; une seconde tour pourvue d'une flèche en pierre est terminée au sud-ouest vers 1170. La cathédrale d'aujourd'hui est élevée en moins de trente ans par la volonté de l'évêque Renaud de Mousson et du chapitre et grâce à l'affluence des dons. En 1221, les chanoines s'installent dans le nouveau choeur et la consécration a lieu le 24 octobre 1260 sous le vocable de l'Assomption de Notre-Dame. En 1310, la sacristie est adjointe au nord ; en 1356, la chapelle Saint-Piat, destinée à l'ostentation des reliques du saint, est édifiée au sud par Jean Guignart au-dessus de la salle capitulaire (élevée par Hugues d'Ivry) et reliée à la cathédrale par un escalier qui sera plus tard couvert ; en 1417, la chapelle de Vendôme offerte en ex-voto est construite par Geoffroy Sevestre dans le bas-côté sud de la nef. Le clocher nord élevé par Jehan de Beauce en remplacement du beffroi en bois est terminé en 1513. Le gigantesque incendie du 4 juin 1836 détruit la charpente surnommée la forêt et la couverture en plomb ; seuls les bas-côtés sont épargnés, mais les voûtes résistent occasionnant ainsi peu de dommages à l'intérieur. En partie grâce à une souscription, les travaux de restauration sont achevés en 1841 et la cathédrale reçoit une charpente neuve en fer et fonte et une couverture en plaques de cuivre."
© Ministère de la culture et de la communication, Direction de l'architecture et du patrimoine, sous-direction de l'archéologie, de l'ethnologie, de l'inventaire et du système d'information.

Mise à jour le 23/11/2015