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Climats et milieux : variables et permanence de l’architecture

Captation de la conférence prononcée le 12 novembre 2015

Borel Julien
(19..-....) Metteur en scène ou réalisateur
Gauzin-Müller Dominique
(1960-....) Commentateur

Crise environnementale et réchauffement climatique appellent aujourd’hui un retour aux sources de l’architecture, dont l’anthropocentrisme et le technicisme de notre société moderne nous ont éloignés. Renouons avec les principes édictés par Vitruve il y a plus de 2 000 ans : firmitas, utilitas, venustas (pérennité, utilité, beauté). Étudions les constructions vernaculaires dans la logique de leur adéquation au climat et au milieu : paysage, géologie, végétation... Gardons-nous bien de tout pastiche, mais transposons les mesures dictées par l’expérience des générations passées afin de répondre sobrement aux besoins de confort d’aujourd’hui : implantation dictée par la topographie et l’orientation, positionnement judicieux des ouvertures, inertie thermique, ventilation traversante... L’éco-responsabilité des bâtiments tourne autour de trois fondamentaux : adaptation au contexte, énergie et matériaux. Structures en bois, isolation en paille, toitures en chaume, murs en pierre massive, pisé, bauge ou torchis ne sont pas une poignée de techniques démodées, mais des alternatives pour édifier des bâtiments durables innovants. Outre une réduction des émissions de gaz à effet de serre, les matériaux « éco-locaux » valorisent les ressources d’une région et y favorisent la création d’emplois. Cette renaissance créative participe aussi à l’usage raisonné de matières premières renouvelables ou abondantes, dont la transformation demande moins d’énergie que celle les produits industriels : métaux, ciment, terre cuite. La démarche la plus écologique reste bien sûr le choix du bon maté¬riau au bon endroit, et les combinaisons offrent des avantages tant esthétiques que techniques. A travers un panorama d’exemples traditionnels et contemporains sur plusieurs continents, cette conférence veut jeter des ponts entre patrimoine et modernité durable