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L'Arche de Noé, le premier confinement de l'histoire de l'humanité ?

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Cette première semaine de déconfinement est l'occasion de redécouvrir une œuvre de la Sainte-Chapelle de Paris illustrant l’épisode de l’Arche de Noé.

Suite aux quarante jours et quarante nuits durant lesquels Dieu a déchainé les eaux du ciel et de la terre, et bien que la pluie s'abatte encore sur l'arrière de l'Arche et que les flots demeurent agités, Noé, sa famille et les animaux réfugiés sur le navire pressentent la fin de l'épreuve : la colombe envoyée en éclaireur leur apparaît portant dans son bec un rameau d'olivier, symbole du recul des eaux. Lors de la seconde tentative, l'oiseau ayant trouvé une terre émergée où se poser ne reviendra pas et les portes de l'Arche pourront à nouveau être ouvertes.

En 1836, le chantier de restauration de la Sainte-Chapelle, édifice emblématique du gothique rayonnant situé au cœur de l'île de la Cité, est lancé. Aux côtés des architectes Félix Duban et Jean-Baptiste Lassus, le sculpteur Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume y participe et restitue divers éléments du décor du portail de la chapelle haute. Les soubassements encadrant la porte sont ainsi ornés de bas-reliefs exécutés dans son atelier entre 1869 et 1872.

Bas-relief de l'Arche de Noé, quadrilobe du soubassement droit du portail de la chapelle haute de la Sainte-Chapelle à Paris, moulage réalisé en 1870, Cité de l'architecture & du patrimoine, Musée des Monuments français, Fonds Geoffroy-Dechaume.

Etude d'une scène de la Genèse : « personnages dans l'Arche de Noé » pour le bas-relief situé dans le soubassement droit du portail de la chapelle haute de la Sainte-Chapelle de Paris, calque collé sur papier et graphite, 1869-1870, Cité de l'architecture & du patrimoine, Musée des Monuments français, Fonds Geoffroy-Dechaume.