Les Entretiens de Chaillot
Les Entretiens de Chaillot sont des conférences mensuelles d’un architecte, d’un urbaniste ou d’un paysagiste, français ou étranger, sur ses réalisations et ses projets, sa pensée, sa démarche, ses méthodes.
19 janvier : « Entre campagne, ville et montagne », par Valentin Deschenaux, Fribourg, Suisse
L‘architecte Valentin Deschenaux (1988) travaille dans son atelier, dans le bourg de Fribourg, depuis bientôt dix ans. Il est entouré d’une petite équipe de sept jeunes architectes passionnés par l’architecture et l’art de construire, qui travaillent dans un esprit d’enrichissement mutuel, de dialogue et de critique constants. Ils poursuivent l’idée d’un travail réflexif sur la mise en œuvre, avec notamment une attention portée sur les détails constructifs et une recherche de qualité dans les espaces construits, la lumière et les matériaux employés. En quête d’une architecture honnête.
9 février : « Un livre, un atlas, des projets : repenser l’espace aujourd’hui », par Paola Viganò, Milan
Paola Viganò est architecte et urbaniste, professeure ordinaire à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), où elle dirige le Habitat Research Center et le Lab-U, ainsi qu’à l’IUAV de Venise. Son travail académique et professionnel a été largement reconnu, notamment par le Grand Prix de l’urbanisme (2013), le titre de docteure honoris causa de l’UCLouvain (2016), le Flemish Culture Award for Architecture (2017), la Médaille d’or de la Triennale de Milan pour l’ensemble de sa carrière (2018) et le Schelling Prize for Architectural Theory (2022).
16 mars : Takaharu et Yui Tezuka, architectes, Tokyo, Japon
En partenariat avec l’ENSA Paris-La Villette
L’agence Tezuka Architects a été créé en 1994 par Takaharu et Yui Tezuka, à Tokyo. Dans son approche, l’agence cherche à transformer et à améliorer le monde par le biais de l’architecture. Leur travail se concentre notamment sur la création d’espaces pour les enfants, comme le Fuji Kindergarten, sélectionné par l’OCDE et l’Unesco parmi les meilleures écoles du monde.
20 avril : Iris Chervet, paysagiste, Paris
Architecte et paysagiste-conceptrice, Iris Chervet est trois fois lauréate du concours Europan. L’Atelier Iris Chervet, fondé en 2018, mêle architecture, urbanisme et paysage suivant une approche transversale dans laquelle l’attention portée aux milieux naturels prime sur la structuration des espaces construits. Elle enseigne actuellement le projet urbain à l’ENSA Paris-Val de Seine.
En 2023, elle est lauréate des Albums des jeunes architectes et paysagistes (Ajap), décernés par le ministère de la Culture.
18 mai : Carla Juaçaba, architecte, Rio de Janeiro, Brésil
Depuis 2000, l’architecte brésilienne Carla Juaçaba développe son activité à Rio de Janeiro, notamment à travers des projets culturels ou des maisons individuelles. Lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable / Rio+20, elle conçoit le pavillon éphémère Humanidade 2012, avec la metteuse en scène Bia Lessa. En 2018, elle réalise l’une des chapelles du Vatican pour le pavillon du Saint-Siège à la Biennale d’architecture de Venise.
Lauréate du prix international arcVision – Femmes et Architecture en 2013 et du premier prix AREA d’architecture émergente de The Architectural Review en 2018, elle enseigne à la Mendrisio Accademia en Suisse depuis 2019.
8 juin : Salma Samar Damluji, architecte, Londres
En lien avec l’exposition « Patrimoine en résistance »
D’origine libano-irakienne, Salma Samar Damluji est diplômée de la AA School of Architecture de Londres. Au début des années 1980, lors d’une mission pour l’ONU, elle découvre la région du Hadramaout au Yémen. Dans le prolongement du travail d’Hassan Fathy, avec lequel elle a travaillé en Égypte, elle se consacre à l’étude et à la restauration des cités en terre crue ainsi qu’à la transmission des techniques traditionnelles.
Salma Samar Damluji est fondatrice et administratrice d’Earth Architecture Lab, dont l’objectif est de promouvoir l’architecture en terre crue par des ateliers et des projets.
21 septembre : Amelia Tavella, architecte, Aix-en-Provence, Paris
Architecte corse diplômée de l’École spéciale d’architecture de Paris, Amelia Tavella fonde son agence à Aix-en-Provence en 2007. Finaliste du prix Mies van der Rohe 2024 pour Renaissance au couvent Saint-François à Sainte-Lucie de Tallano, elle mène un véritable travail d’enquête sur chacun de ses projets. À la manière d’une archéologue, elle étudie le lieu et ses usages pour en révéler et valoriser la mémoire.
Elle est également lauréate du Prix de la jeune femme architecte 2016, du Prix Pierre Cardin de l’Académie des beaux-arts en 2017 et du Palmarès Choiseul Ville de Demain en 2018.
5 octobre : Iryna Matsevko, Lviv, Ukraine
En lien avec l’exposition « Patrimoine en résistance »
Historienne et rectrice de la Kharkiv School of Architecture — relocalisée à Lviv en 2022 à la suite du conflit avec la Russie — Iryna Matsevko développe un enseignement portant sur les contextes culturels et sociaux de l’architecture, les études du patrimoine et les pratiques urbaines. Ses recherches explorent l’histoire sociale et culturelle de l’Ukraine soviétique, l’histoire urbaine et le rôle du patrimoine dans la durabilité des villes. Elle travaille également à la conception et à la direction de projets de médiation autour des mémoires conflictuelles, ainsi que des approches inclusives de la valorisation patrimoniale.
16 novembre : Fernanda Canales, architecte, Mexico
Architecte et chercheuse mexicaine, Fernanda Canales est lauréate du prix Emerging Voices de l’Architectural League of New York et figure parmi les femmes influençant le leadership mondial, selon The New York Times. Autrice de nombreux ouvrages sur l’architecture et l’habitat, elle a exposé son travail à la Royal Academy of Arts, au Musée d’art moderne de San Francisco et à la Biennale d’architecture de Venise.
Professeure invitée à Harvard, elle a également enseigné à Princeton, Yale et à l’Architectural Association.
Décembre : Eyal Weizman, architect, Forensic Architecture, Londres, Royaume-Uni
En lien avec l’exposition « Patrimoine en résistance » — sous réserve
Architecte et théoricien, Eyal Weizman est le fondateur et directeur de Forensic Architecture. Il est professeur de cultures spatiales et visuelles à Goldsmiths, Université de Londres, où il crée en 2005 le Centre for Research Architecture. En 2007, il cofonde le collectif DAAR à Beit Sahour (Palestine) avec Sandi Hilal et Alessandro Petti.
Auteur de nombreux ouvrages, dont The Least of All Possible Evils ou Forensic Architecture: Violence at the Threshold of Detectability, il est élu membre à vie de la British Academy (2019) et nommé Most Excellent Order of the British Empire (MBE) en 2020. Son travail et celui de l’agence ont reçu de nombreuses distinctions internationales, parmi lesquelles le Right Livelihood Award, le European Cultural Foundation Award et le RIBA Charles Jencks Award.