Rudy Ricciotti © Dominique Leriche_Var matin
Colloque, conférence, débat

Rudy Ricciotti & les poètes d'Al Dante

Mercredi 28 novembre 2018 - 17h30
Auditorium
« Constructeur conteur » ? « Souteneur de phrases à virgules » ? Les talents de pamphlétaire de Rudy Ricciotti sont connus de tous. Proses, manifestes, théâtre… La défense du béton et de la matière architecturale passe aussi par la coulée d’une langue « plus goûteuse, plus responsable, plus poétique, plus sensuelle » que la gamme ressassée des normes et des réclames immobilières.

« Il y a toujours de la joie à slalomer entre les mots. » C’est aussi que Ricciotti est familier des écrivains. Qu’il cite volontiers Malaparte, Pasolini, Blake, ou « Arthur Cravan, poète boxeur, 110 kg à la pesée, qui tirait au pistolet pendant ses conférences pour obtenir une meilleure écoute »…
Lire, d’ailleurs, ne suffit pas. En devenant gérant des éditions Al Dante de 2007 à 2012, l’architecte s’est fait mécène de l’avant-garde poétique de son temps. A la rencontre de poètes moins soucieux d’enluminer le monde comme il va que de s’y confronter radicalement. Le dialogue architecture-poésie s’est noué là à son meilleur.
La collection « Édifices » organise le face à face du bâti et des auteurs : Julien Blaine, Charles Pennequin, Nathalie Quintane, Jean-Michel Espitallier… sans oublier, ailleurs, le travail avec Anne-James Chaton. Des personnalités d’exception, au cœur du renouveau de l’expérimentation poétique, de la poésieaction, sonore, performée, critique…

Et un horizon déclaré : explorer l’imaginaire collectif, « susciter de nouvelles écritures pour sensibiliser un public plus large à l’architecture : réapprendre à voir une œuvre, à la penser ». Réintégrer l’architecture au cœur de la cité. À l’heure où les lumineuses visions informatiques ont envahi la représentation architecturale, peut-être s’agit-il aussi de ré ancrer ailleurs l’architecture, en deçà du rêve dématérialisé, et d’affronter le réel avec de nouvelles armes.
« La poésie est prioritaire… Le spectre du combat que les poètes engagent est beaucoup plus large, beaucoup plus virulent que celui que l’art contemporain apporte... Les poètes ne lésinent pas sur les moyens. Ils s’engagent jusqu’au dernier mot, risquent le paquet, corps et âme, prison, bûcher, exil ou asile, au choix. Confier le sens à quelques lignes d’un livret de poésie n’est pas un geste anodin. »

Le programme Littérature propose chaque trimestre la rencontre avec un/une auteur nourrissant une relation particulière à l’architecture ou à la ville, comme objet, théâtre de création romanesque ou ferment littéraire.
Avec ses invités, les images ou les films qu’il/elle a choisis, il/elle raconte comment il perçoit l’évolution des villes, des paysages, de l’habitat, et pourquoi ces objets pénètrent dans ses fictions, en deviennent parfois le sujet principal.

Après Aurélien Bellanger, Jean-Christophe Bailly, Simon Liberati, un architecte, Rudy Ricciotti, invite au rendez-vous Littérature ses amis poètes : Julien Blaine, Anne-James Chaton et Charles Pennequin.


Programme prévisionnel

Lectures-performances de Julien Blaine et Charles Pennequin, performance concert d’Anne-James Chaton.
Parmi les projections : Chute-chut ! (Julien Blaine, 1982), Troue la bouche (Charles Pennequin, 2011).

  • 17h30 : Lecture et projection : Julien Blaine
  • 18h00 : Entretien avec Rudy Ricciotti
    par Emmanuel Rubio « De la bibliothèque de l’architecte à l’artisan du livre »
  • 18h45 : Lecture-performance : Charles Pennequin
  • 19h15 : Conversation « Les poètes droit au mur »
    modération : Emmanuel Rubio
  • 19h45 : Performance-concert : Anne-James Chaton
  • 20h30 : Signature dans le foyer de l’auditorium
La confirmation d'inscription sera envoyée à cette adresse.
Rudy Ricciotti © Dominique Leriche_Var matin

Rudy Ricciotti

Informations pratiques

Auditorium
7 avenue Albert de Mun
Paris 16e
Métro Iéna ou Trocadéro

Inscription obligatoire, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Les valises quelle que soit leur taille et les sacs de grande contenance sont désormais interdits dans la Cité.