La Marseillaise de François Rude : le cri et le geste

Galerie des moulages

Surplombant le paysage urbain du haut de ses cinquante mètres, l’arc de triomphe de l’Etoile s’est imposé comme un symbole fort de la France républicaine. Œuvre du sculpteur François Rude (1784-1855), la colossale figure de la célèbre «Marseillaise » appartient au haut-relief du Départ des Volontaires de 1792 ornant la face nord-est de l’arc de triomphe de l’Etoile.

Le haut-relief du Départ des Volontaires est incontestablement la plus célèbre du monument pensé par Jean-François Chalgrin. Outre son intérêt artistique, c’est sa valeur symbolique qui a motivé l’exécution du moulage de l’intégralité du haut-relief en 1896 par les mouleurs de l’atelier du musée. La prise d’empreinte fut alors perçue comme une garantie pour l’avenir de la conservation de l’œuvre. Lors du siège de Paris, en 1870, cette authentique icône républicaine avait en effet été exposée aux bombardements. Même isolées, la tête, dont le visage reprendrait les traits de l’épouse du sculpteur, et la main de la Marseillaise, permettent de prendre conscience de l’échelle colossale du chef-d’œuvre de François Rude. Sur place, ses formidables proportions sont en effet difficilement perceptibles du spectateur. Pourtant, la tête casquée de la Marseillaise mesure déjà, à elle seule, près de deux mètres de haut !